Une passion... Toujours !
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Je viens d’avoir 50 ans. Je suis assistante sociale, vis en couple et suis maman de deux jeunes filles : 21 et 17 ans.

Dans mes souvenirs d'enfance les plus lointains, j’ai toujours rêvé d’avoir un appareil photo entre les mains. Le premier me fut offert par mon grand-père maternel. J'avais 12 ou 13 ans. C'était un appareil de premier prix, tout simple et muni de "flash-cubes" qu’il fallait jeter après usage.

Certes, mon budget était serré, mais la photo était ma passion... Et elle l'est toujours.

L’arrivée du numérique m’a permis de donner libre cours à cet élan que je devais retenir au temps de l’argentique.

Je ne sors jamais sans mon appareil photo. Sans lui, je me sens presque nue, comme si une partie de mon être me faisait défaut.

La couleur comme la lumière me sont nécessaires.

En effet, le travail que j’exerce me confronte fréquemment à des situations difficiles, douloureuses, pénibles… Alors, me ressourcer dans la nature m’apaise et me renouvelle.

Lumière et couleurs me sont vitales. Elles m’évadent de la grisaille, m’enchantent, m’enivrent...

La lumière, c’est la vie. Les couleurs, c'est la joie.

J'aime le soleil, car il offre l’ombre, cette autre dimension, ce petit supplément d’âme qui fait aussi vivre l’image.

Dans mon travail d’assistante sociale scolaire, je décore mon bureau avec certaines de mes photos. Des enseignants viennent parfois m'emprunter l'une d'entre elles pour en faire des modèles d'aquarelles.

A plusieurs reprises, j'ai remporté des prix lors de concours photos. On me demande aussi de faire des expositions, mais ne dispose pas des moyens nécessaires pour les réaliser concrètement.

Progressivement, mon matériel photographique a évolué. J'ai longtemps utilisé le Canon Powershot A 95, puis S 210 IS…. Depuis environ un an, j’ai la grande joie d’utilser un Canon EOS 50 D, mon premier réflex…. Après quelques tâtonnements, j’ai commencé à l’apprivoiser. Je n’ai aucune connaissance technique en photographie et c’est mon âme qui parle à travers mon objectif.

J’ai le sentiment d’avoir l’impérieuse nécessité de « fixer » des moments qui ne seront jamais plus, saisir des petits instants de vie fragiles et émouvants, m’attacher aux choses simples qui donnent du sens à la vie.

Car qui sait, si un jour l’oubli arrivait…